Questions fréquentes
Vos questions sur la sécurité incendie
Ce que les responsables d'établissement nous demandent le plus souvent, sur la maintenance, la réglementation et la conformité. Une question qui n'y figure pas ? Posez-la nous.
Général
Quels équipements SERIGNIS peut-il entretenir ?
Extincteurs, blocs de secours (BAES) et éclairage de sécurité, alarme incendie et SSI, désenfumage, portes coupe-feu et R.I.A.
Dans quelles zones SERIGNIS intervient-il ?
SERIGNIS est implanté à Bazoges-en-Paillers et intervient en sécurité incendie auprès des professionnels dans toute la Vendée (85) et les départements limitrophes (44, 49, 79, 17), directement sur votre site.
Extincteurs
La vérification des extincteurs est-elle obligatoire, et à quelle fréquence ?
Oui. Les extincteurs doivent être maintenus en bon état et vérifiés au moins une fois par an, en ERP comme sur les lieux de travail, par une personne compétente (la maintenance suit notamment la norme NF S 61-919). Cette vérification annuelle est complétée, environ tous les dix ans, par une révision complète de l'appareil en atelier. La trace de ces opérations est consignée au registre de sécurité, présenté lors des visites de la commission de sécurité.
Combien d'extincteurs faut-il dans un local professionnel ?
Sur les lieux de travail, le Code du travail (article R4227-29) impose au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher, avec au minimum un appareil par niveau. En cas de risques particuliers, notamment électriques, des extincteurs adaptés en nombre et en type s'ajoutent. En ERP, le règlement de sécurité prévoit un minimum d'un appareil pour 200 mètres carrés et par niveau, avec au moins deux appareils par établissement.
Quel extincteur pour un feu d'origine électrique ?
Pour un feu d'origine électrique, on privilégie un extincteur au dioxyde de carbone (CO2), car il ne laisse pas de résidu sur les équipements. Les feux électriques ne constituent pas une classe de feu à part entière dans la classification européenne. Dans des locaux à risques électriques, le Code du travail impose d'ailleurs des extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés au risque.
Tous les 10 ans, que se passe-t-il pour un extincteur ?
Tous les 10 ans environ, un extincteur fait l'objet d'une révision complète en atelier (norme NF S 61-919) : démontage de la tête, inspection interne et externe, remplacement des joints et de l'agent, puis remise en service. Pour les appareils dont la pression dépasse 30 bar (notamment les extincteurs au CO2), une requalification périodique par un organisme habilité est en outre requise, sans que le délai entre deux requalifications puisse excéder 10 ans. Dans la pratique, lorsqu'un appareil atteint 10 ans, l'achat d'un extincteur neuf est souvent plus rentable que cette révision lourde ; le choix dépend toutefois du type d'appareil, de son état et du coût de sa remise en conformité.
Combien coûte la vérification d'un extincteur ?
Le coût de la vérification d'un extincteur dépend de plusieurs facteurs, et non d'un tarif unique : le nombre d'appareils à contrôler, leur type (eau, mousse, poudre ou CO2), leur état et les éventuelles recharges ou pièces à remplacer, la présence d'appareils à requalifier, et le déplacement jusqu'à votre établissement en Vendée. C'est pourquoi le prix juste s'établit après un état des lieux de votre parc, plutôt que sur un tarif affiché à l'avance. SERIGNIS vous remet un devis gratuit et rapide, clair et détaillé, pour que vous sachiez précisément à quoi vous attendre avant toute intervention.
Blocs de secours (BAES)
Quelle est la périodicité de vérification d'un BAES en ERP ?
En ERP, l'article EC 14 du règlement de sécurité impose à l'exploitant une vérification mensuelle et une vérification semestrielle. La vérification mensuelle contrôle le passage en mode secours et l'allumage de tous les foyers lumineux. La vérification semestrielle (tous les six mois) contrôle l'autonomie, c'est-à-dire le fonctionnement pendant la durée assignée d'au moins une heure. Un contrôle annuel par une personne qualifiée complète ce dispositif au titre de la norme NF C 71-830.
Un BAES équipé d'un SATI dispense-t-il de toute maintenance ?
Non. Un BAES équipé d'un dispositif SATI conforme à la norme NF C 71-820 réalise automatiquement les tests périodiques de fonctionnement et d'autonomie et signale une anomalie par un voyant, mais il ne dispense pas du contrôle annuel par une personne qualifiée. Le suivi des voyants et le remplacement des blocs signalés en défaut restent indispensables.
L'éclairage de sécurité est-il obligatoire dans les lieux de travail ?
Oui. L'article R4227-14 du Code du travail impose à tout établissement de disposer d'un éclairage de sécurité permettant d'assurer l'évacuation des personnes en cas d'interruption accidentelle de l'éclairage normal. Sa conception, sa mise en œuvre, son exploitation et sa maintenance sont précisées par l'arrêté du 14 décembre 2011.
Alarme incendie et SSI
La maintenance d'un SSI est-elle obligatoire ?
Oui. Selon l'article MS 68 du règlement de sécurité ERP (arrêté du 25 juin 1980), le système de sécurité incendie doit être maintenu en bon état de fonctionnement. Les SSI de catégories A et B doivent toujours faire l'objet d'un contrat d'entretien. La norme NF S 61-933 fixe les règles générales d'exploitation et de maintenance des SSI.
Quelle est la différence entre les types d'alarme 1, 2, 3 et 4 ?
Les types d'alarme vont du plus complet (type 1) au plus simple (type 4), et le bon niveau dépend de votre établissement, surtout de la présence de locaux où l'on dort. Le type 1 associe détection automatique, déclencheurs manuels et gestion par zones, et s'impose notamment dans les ERP avec hébergement ; le type 4 se limite à un dispositif sonore, pour les petits ERP sans locaux à sommeil. SERIGNIS identifie le type dont relève votre installation et en assure la maintenance.
Qui peut assurer l'entretien d'une alarme incendie en ERP ?
Selon l'article MS 68, l'entretien du SSI est assuré soit par un technicien compétent habilité par l'établissement, soit par l'installateur de chaque équipement ou son représentant habilité. Pour les SSI de catégories A et B, un contrat d'entretien est obligatoire et la preuve de son existence doit être transcrite au registre de sécurité.
Désenfumage
À quelle fréquence faut-il vérifier un système de désenfumage ?
Les installations de désenfumage doivent être maintenues en bon état et vérifiées périodiquement, en ERP comme sur les lieux de travail. La vérification est au minimum annuelle. Lorsqu'un désenfumage mécanique est asservi à un système de sécurité incendie de catégorie A ou B, une vérification est en outre réalisée tous les trois ans par un organisme agréé. Ces opérations sont consignées au registre de sécurité.
Quelle est la différence entre désenfumage naturel et désenfumage mécanique ?
Le désenfumage naturel évacue les fumées par tirage thermique, à l'aide d'ouvrants en façade ou en toiture (exutoires) et d'amenées d'air. Le désenfumage mécanique repose sur des ventilateurs d'extraction et des volets motorisés, commandés et le plus souvent asservis au système de sécurité incendie. Dans les deux cas, l'objectif est de garder les chemins d'évacuation praticables, de limiter la propagation du feu et de faciliter l'intervention des secours.
Portes coupe-feu
À quelle fréquence faut-il entretenir une porte coupe-feu ?
La réglementation impose de maintenir les portes coupe-feu opérationnelles et de tracer leurs contrôles au registre de sécurité, en ERP (article MS 68 du règlement de sécurité) comme sur les lieux de travail. La périodicité précise dépend de votre établissement et de votre contrat de maintenance. Pour les portes à fermeture automatique, l'asservissement au système de sécurité incendie est par ailleurs vérifié dans le cadre de la maintenance du SSI.
Qu'est-ce qu'un joint intumescent et pourquoi le vérifier ?
Le joint intumescent équipe le pourtour d'une porte coupe-feu : sous l'effet de la chaleur, il gonfle pour bloquer le passage des flammes et des fumées. Un joint absent, abîmé ou recouvert de peinture ne joue plus son rôle. Sa présence et son état font donc partie des points vérifiés lors du contrôle, et il est remplacé à l'identique si nécessaire.
R.I.A.
À quelle fréquence vérifier un robinet d'incendie armé (R.I.A.) ?
En ERP, les robinets d'incendie armés doivent être maintenus en bon état et vérifiés au moins une fois par an (règlement de sécurité, articles MS 72 et MS 73). Un essai sous pression complet de l'ensemble des tuyaux est en outre réalisé tous les cinq ans (norme NF EN 671-3). Ces opérations sont consignées au registre de sécurité. Sur les lieux de travail, la présence de R.I.A. dépend de l'évaluation des risques (Code du travail).
Quelle est la différence entre un R.I.A. et un extincteur ?
Le robinet d'incendie armé est un équipement fixe de première intervention, raccordé en permanence à l'eau sous pression : il peut donc agir plus longtemps sur un feu naissant qu'un extincteur, dont la réserve est limitée. Comme l'extincteur, il reste un moyen de première intervention : un incendie déclaré relève des sapeurs-pompiers.
Mise en conformité
Qu'est-ce qu'un ERP et comment est-il classé ?
Un ERP, établissement recevant du public, est tout bâtiment, local ou enceinte dans lequel des personnes sont admises en plus du personnel, librement, moyennant rétribution ou pour des réunions ouvertes au public (Code de la construction et de l'habitation, article R143-2). Il est classé par TYPE selon la nature de son exploitation (une lettre, par exemple M pour les magasins ou N pour les restaurants) et par CATÉGORIE selon l'effectif admis, de la 1re catégorie au-dessus de 1 500 personnes à la 5e catégorie pour les plus petits effectifs.
Le registre de sécurité est-il obligatoire dans un ERP ?
Oui. Tout ERP doit tenir à jour un registre de sécurité, présenté lors des visites des commissions de sécurité (Code de la construction et de l'habitation, article R143-44). Il consigne notamment l'état du personnel chargé du service d'incendie, les consignes en cas d'incendie y compris d'évacuation des personnes handicapées, les dates et observations des contrôles et vérifications, ainsi que les dates et la nature des travaux d'aménagement et de transformation.
La réglementation ERP suffit-elle, ou faut-il aussi respecter le Code du travail ?
Les deux corpus s'appliquent et sont cumulatifs. Indépendamment du classement ERP, les lieux de travail relèvent du Code du travail pour la sécurité incendie (articles R4227-1 à R4227-57) : l'employeur doit prévoir des dégagements, des moyens d'extinction (au moins un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 mètres carrés et par niveau), une alarme, et, au-delà de 50 personnes ou en présence de matières inflammables, une consigne de sécurité et des exercices au moins tous les six mois.
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